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CONGO/LE FOOT ET SES PROBLEMES : RESPONSABILITES ET SOLUTIONS

sam. 27 déc. 25

Le sport congolais, principalement le football ne se porte pas bien. Le peuple s’alarme et critique, mais le débat est biaisé dès lors qu’il est personnalisé et, le gouvernement, le régulateur et constructeur des infrastructures est apostrophé. Alors que les fédérations, notamment la FECOFOOT et les clubs ont leur part de responsabilité. « En toute transparence », le premier ministre crève l’abcès et vomit la vérité sous le prisme gouvernemental : « le gouvernement ne s’est jamais ingéré…les fédérations travaillent en toute autonomie ».

A ceux qui imputent les contreperformances sportives et les interminables débâcles du football congolais au gouvernement, donc au ministère des sports et à la Fédération congolaise de football, Anatole Collinet Makosso réagit sèchement. « On doit arrêter ici, de personnaliser le débat ».

LE MINISTRE DES SPORTS N’AGIT PAS SEUL

Convaincu qu’en subjectivant le débat, il est impossible d’apporter une seule solution, Anatole Collinet Makoss rappelle que, le gouvernement est le partenaire de la FECOFOOT et le ministre des sports, Hugues Ngouélonondélé n'agit pas seul.

« Il agit au nom du gouvernement. Et jamais le gouvernement ne s'est ingéré dans les affaires du sport. Les fédérations travaillent en toute liberté, en toute autonomie. Le gouvernement régule. Le gouvernement veille. Parce que quand ça ne marche pas, quand il y a des déboires, on attaque difficilement la FECOFOOT, on attaque le gouvernement », fait-il comprendre. Pourtant, quand le gouvernement voudrait jeter un coup d’œil pour s’assurer, les mêmes qui l’apostrophent et la FECOFOOT opposent la non-ingérence.

LE GOUVERNEMENT DOIT Y VEILLER

Le paradoxe souligne, en toute transparence dit le chef du gouvernement, réside en ce que la non-ingérence est opposée au gouvernement constructeur des infrastructures, qui doit y veiller et qui répond devant le peuple. « Lorsqu'on ne peut plus organiser une compétition internationale ici à Brazzaville parce que, semble-t-il, la pelouse n'est pas homologuée et ainsi de suite, qui regarde-t-on ? C'est le gouvernement. Comment pensez-vous que quelqu'un qui est souvent interpellé, qui doit sortir des fonds, mais qui ne peut pas se poser ne serait-ce la question pourquoi ici ça ne marche pas. Dès qu'il pose la question, on ne dit même plus le gouvernement ou l'État, on dit un tel veut s'ingérer, mais vous faussez », relève le chef du gouvernement.

ON A UN VRAI PROBLEME

Anatole Collinet Makosso invite à dépasser l'analyse émotionnelle et à casser le mal depuis sa source. « Les échecs répétés des diables rouges en disent lent. On a un vrai problème. Les fédérations ont des difficultés. L'État, a sa part de responsabilités…sans doute, on aurait aimé et, en 2012, 2013, le président de la République avait mis des ressources à la disposition des clubs…un moment et cela s'est arrêté. C'est possible que les clubs aient des difficultés, mais en période de crise, s'il y a une ressource de quelque nature que ce soit dans l'intérêt de notre football, pourquoi ne devons-nous pas mutualiser les efforts pour qu'on fasse avancer le sport », s’interroge-t-il.

DU POISON ET DE L’ANTIDOTE

Le premier ministre évoque la corruption, la mauvaise organisation du championnat national et d'autres griefs qui démontrent la léthargie du comité exécutif de la FECOFOOT, surtout que les efforts pour améliorer et organiser le football ne sont pas visibles.

Pour cela, Anatole Collinet Makosso propose de « repartir sur de nouvelles bases en faisant respecter les orientations du gouvernement inscrites dans le code du sport et d'éthique ».

LE PROBLEME EST PARTI DES CLUBS

C’est la conviction du gouvernement. Nous avons tendance à oublier que le problème de la FECOFOOT est parti des clubs rappelle Anatole Collinet Makosso qui signale aussi que cela n'a rien à voir avec le ministère des sports et le gouvernement. « C'est un problème qui est parti des clubs, de bonne foi, de mauvaise foi, c'est au sein des clubs que le problème est parti. Ça s'est complexifié…Le problème émane encore des sportifs eux-mêmes, la qualité des compétitions, la qualité des championnats », affirme le premier ministre.

Il s’interroge alors, s’il faut continuer à dégrader les infrastructures « sans qu'on soit sûr que nous avons une vraie solution, une vraie cohésion au niveau des fédérations pour nous offrir un sport de qualité ». 

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