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FINANCEMENT DE L’ASSAINISSEMENT : JUSTE DESIRE MONDELE EXPOSE L’URGENCE SOCIALE AU MONDE

jeu. 28 mai 26

Il l’a fait devant la communauté financière mondiale le 27 mai 2026, dans la tente Nkeni-Alima à Kintélé par Juste Désiré Mondélé. Le ministre de l’assainissement urbain, du développement local et de l’entretien routier (MAUDLER) était panéliste sur les obstacles au financement de l’assainissement au menu des 61ème assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).

En effet, le financement des investissements dans le secteur de l’eau en Afrique a été l’un des panels les plus marquant aux troisième jour des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) à Kintélé. Il a mis face au public des experts, investisseurs, bailleurs de fonds, techniciens, spécialistes et décideurs sur des aspects bien précis.

URGENCE SOCIALE

Et, Juste Désiré Mondélé, le ministre de l’assainissement urbain, du développement local et de l’entretien routier (MAUDLER) qui est intervenu sur les obstacles au financement de l’assainissement en a exposé les principaux et esquissés les pistes de solutions.

En référence à la réalité et au thème de la journée mondiale de l’Afrique célébrée deux jours avant à savoir, « assurer la disponibilité durable de l'eau et des systèmes d'assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l'Agenda 2063 », le ministre a réitéré l’évidence, « l'assainissement est une priorité, une urgence ».

Pour parler des obstacles et des barrières concernant les investissements en ce qui concerne le secteur de l'assainissement, il serait de bon aloi de remercier l'ABAD pour ce panel de haut niveau et aussi de faire un constat. Le constat, je pense que c'est le docteur Martin qui a parlé de l'alignement des planètes. Je vais reprendre sur un aspect sur l'alignement de planètes pour dire que le 25 mai, journée de l'Afrique, fut aussi la journée de démarrage des 61e assemblées annuelles de l'ABAD.

ENGAGEMENT DES ETATS, EXPRESSION DE LA BAD

Juste Désiré Mondélé estime que cette thématique révèle à la fois un engagement politique fort des États et une expression claire de la BAD relatifs au financement, aux investissements de l'assainissement. 

Le Congo, pris en exemple a eu le mérite d’avoir créé un ministère entier depuis un an et demi, qui a quelques jours après, réuni l'ensemble des parties prenantes : gouvernement, collectivités locales, partenaires financiers et partenaires au développement, multilatéraux, bilatéraux, et avec l'appui de l'UNICEF et de la BAD dans la première conférence nationale sur l’assainissement qui s’est soldée par, l’identification des instruments permettant de moduler et structurer les investissements.

« Parmi ces instruments, il y a la politique nationale de l'assainissement, qui est donc en cours de validation au niveau du gouvernement. Et dans cette politique nationale de l'assainissement, il y a…le fonds national d'assainissement. Alors, les obstacles, naturellement, on a le sentiment que, et ce qui est évident, ceux qui viennent pour investir, que ce soit les privés, que ce soit le public, l'objectif d'un investisseur, c'est quand même de gagner de l'argent, c'est la rentabilité », a relaté Juste Désiré Mondélé.

DES CHIFFRES

C’est l’investissement indique l’orateur, évoquant la rentabilité « au niveau social, au niveau humain…investir pour l'assainissement, dans les infrastructures d'assainissement, c'est investir en termes prophylactiques pour se prévenir des maladies ».

Car, si l'État n'investit pas dans l’assainissement, il sera obligé de plus investir pour « la prise en charge des malades, de tout ce qu'on peut imaginer en termes des conséquences liées aux maladies hydriques et aux épidémies ».

Les obstacles sont nombreux à l’instar du déficit, déjà, du déficit financier. « 50 milliards, 60 milliards de besoins annuels. La mobilisation est faible puisque 0,4% du PIB…Il s'agit de revoir le paradigme, de revoir comment mobiliser les fonds ».

Et, l’espoir vient du fait que « les quatre points cardinaux…la nouvelle architecture financière de la BAD…nous emmène…à la facilité africaine de l'eau, à mettre en place, à mettre ensemble…tous les partenaires financiers, de telle sorte qu'il y a un accent particulier sur le financement privé, le financement public, sur les garanties à apporter aux investisseurs, afin que la question d'assainissement, qui est une question prioritaire, ne devienne pas une question accessoire ».

UNE NICHE D’EMPLOIS

En termes de solutions et d’opportunités, Juste Désiré Mondélé présente l'assainissement comme une niche d'emplois. « Je parlais des quatre points cardinaux. Le troisième point est lié à la jeunesse et à l'emploi des jeunes. Il y a l'économie circulaire et l'économie bleue, qui permettent aux jeunes d'être accompagnés, d'être incubés à travers un accompagnement qu'il y ait des projets bancables ».

Il fait état des projets d'idées, mais hélas qui ne sont pas bancables donc en déficit de garantie. « Et donc, il y a cet ensemble, cet arsenal qu'il faut mettre en place, l'accompagnement, l'incubation et faire en sorte qu'une fois incubé, qu'on arrive avec des fortes garanties à travers le mécanisme financier que nous espérons être allégé ».

C’est alors qu’il plaide pour la captation, la structuration, la coordination à ce qu'un sou, arrive véritablement au niveau de l'assainissement. Enfin, Juste Désiré Mondélé incite des jeunes à créer des startups, s'intéresser à l'économie circulaire, à tout le processus, de la pré-collecte jusqu'à la valorisation, mais aussi de permettre l'inclusion sociale, la dignité de l'humain.

REINVENTER

Parlant du domaine particulier des sanitaires, il révèle qu’au Congo, il y a un déficit des installations sanitaires dans les établissements scolaires, les centres hospitaliers, les ménages. « Il faut réinventer la qualité des sanitaires, faire en sorte que les latrines intelligentes arrivent à être mises à disposition des établissements scolaires et aussi des foyers ».

La solution BAD, UNICEF…consiste en un projet intéressant d’un modèle de latrine devait être à un prix accessible à tous, pour favoriser et revoir le système sanitaire des ménages, permettre aux jeunes filles de ne plus, de ne pas aller à l'école, au motif qu'elles seraient dans une période qui ne permettrait pas qu'elles aillent à l'école.

DES OBSTACLES SURMONTABLES

En un mot, « les obstacles sont nombreux, mais au-delà des obstacles, l'assainissement est une priorité, est une question d'urgence, est une question d'urgence…L'assainissement ne devrait pas être une problématique simplement économique…Les obstacles ne sont pas insurmontables, à partir du moment où on a une dynamique de financement partagée, une coordination d'idées, de projets partagés ».

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