Au service de la République au sommet de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), Paul Obambi met le cap sur la rigueur et la performance. Depuis son élection en effet, il a engagé une série d'actions visant à renforcer la discipline, la transparence au sein de cette institution stratégique.
Selon plusieurs sources internes, la nouvelle direction a constaté des dysfonctionnements dans l'organisation du travail, notamment des cas présumés d'absentéisme récurrent, de faible productivité et de manquements aux obligations professionnelles. Ces pratiques qui auraient affecté le fonctionnement normal de l'établissement pendant plusieurs années « doivent s’arrêter et elles vont s’arrêter » tant l’option prise est non négociable.
URGENCE D’UN AUDIT
De nombreux dysfonctionnements et manquements, au sein de l’ARMP sont perceptibles par tout observateur lucide : des agents qui se rendent au service une fois tous les trois jours. Pire au bureau, ils passent leur journée à suivre des vidéos sur You Tube ou Facebook. Les premières constatations redoutent plusieurs autres agents, des éternels absents parce que vivant à l’étranger, mais percevant régulièrement la rémunération, sans accomplir leur office.
Les plus agités depuis l’annonce de l’audit seraient des truands, qui non seulement sont détenteur de faux diplôme, mais aussi sur qui pèsent de lourds soupçons de détournement des fonds publics en interne, jouant avec les projets financés par les partenaires financiers.
Le drame, indique une source interne, « ce réseau est soutenu par des syndicalistes qui s’agitent à tout vent au noms des travailleurs » et jouent la surenchère pour perpétuer la maffia.
Il est aussi suspecté qu’un simple intérimaire aurait recruté ses parents, amis et connaissances. Les chiffres qui pourraient être confirmés par l’audit établissent que « ce personnel sans profil, sans diplôme adéquat, donc sans importance, représenterait près de 25% de l’effectif ». Un syndicaliste qui ne gobe nullement cet état des choses s’interroge sur ce que la prestigieuse et stratégique ARMP, pourrait faire avec ce remplissage inutile.
UN AUDIT POUR FAIRE TOUTE LA LUMIERE
Face à cette situation, un audit approfondi a été lancé à l'initiative de Paul Obambi. Cette opération vise à examiner la gestion administrative, financière et des ressources humaines de l'agence.
Parmi les points qui devraient être passés au crible figurent les procédures de recrutement effectuées ces dernières années, la conformité des diplômes présentés par certains agents ainsi que les conditions d'exécution de plusieurs projets financés par des partenaires techniques et financiers.
Des accusations de favoritisme, de recrutements de proches et de détention de faux diplômes circulent également au sein de l'institution. Certaines voix évoquent même l'existence de réseaux d'influence ayant bénéficié de protections internes. Ces allégations devront toutefois être confirmées ou infirmées par les conclusions officielles de l'audit.
Et, c’est en sentant le danger venir avec l’audit que ces réseaux d’influence, ces truands et faux diplômés paniquent. Avec l’appui de certains partenaires sociaux à leur solde, ils fantasment, secouent ciel et terre tentant désespérément d’intimider le sommet de l’ARMP d’aller jusqu’au bout de la logique salvatrice pour la structure et l’Etat.
UNE OPTION NON NEGOCIABLE
Il est évident que la démarche engagée par Paul Obambi s'inscrit dans une volonté d'assainissement et de modernisation de l'ARMP. L'objectif poursuivi est de restaurer la crédibilité de l'institution, de promouvoir la méritocratie et de garantir une gestion conforme aux exigences de bonne gouvernance, chères au président de la République et au gouvernement qui invitent chaque citoyen à quelque niveau qu’il se trouve, à s’investir pour « accélérer la marche vers le développement » du Congo.
En attendant les résultats de l'audit qui sont désormais très attendus, tant par les agents de l'ARMP que par les partenaires de l'institution ainsi que la haute hiérarchie républicaine, l’assainissement de l’ARMP s’avère non seulement comme une option non négociable, mais comme la seule exigence de quête réussie de l’efficacité et de la bonne gouvernance.
Ce qui fait trembler et panique les maffieux et leurs affidés c’est que l’audit, savent-il « pourrait déboucher sur des mesures correctives, voire sur d'éventuelles sanctions si les irrégularités dénoncées venaient à être établies ».
Mais, la seule certitude est que l'ARMP semble engagée dans une nouvelle phase marquée par l'exigence de rigueur, de transparence et de redevabilité. Et, entend-on au sommet, « rien, absolument rien ne pourra arrêter, ni ralentir l’élan pris ».
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