UEAC: LUDOVIC NGATSE EXIGE LE REVERSEMENT DES TAXES COMMUNAUTAIRES D’INTEGRATION
Les travaux de la 45e session ordinaire du Conseil des ministres de l'Union économique de l'Afrique centrale (UEAC) se sont achevés ce samedi à Brazzaville sur une série de recommandations visant à consolider l'intégration économique sous régionale.
Parmi les principales décisions figurant dans le communiqué final, l'appel lancé aux responsables des différentes institutions financières de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) pour le reversement effectif des Taxes communautaires d'intégration (TCI).
LA TRESORERIE COMMUNAUTAIRE SOUS PRESSION
Les travaux de la 45e session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC) se sont achevés ce samedi à Brazzaville sur fond de préoccupations financières. Au cœur des débats : le faible niveau de trésorerie de plusieurs institutions communautaires, confrontées à des difficultés croissantes pour financer leurs activités et leurs projets.
Face à cette situation, les ministres ont appelé les responsables des institutions financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à procéder au reversement effectif des Taxes communautaires d’intégration (TCI), considérées comme un levier essentiel du financement communautaire.
LUDOVIC NGATSE HAUSSE LE TON
Président en exercice du Conseil des ministres de l’UEAC, Ludovic Ngatsé n’a pas mâché ses mots. Devant ses homologues, il a rappelé que le paiement des TCI ne relevait pas d’un simple engagement politique mais d’une obligation légale indispensable au fonctionnement des organes communautaires.
Selon lui, le non-reversement de ces ressources compromet directement la réalisation des programmes de développement, des projets d’infrastructures et des initiatives destinées à renforcer l’intégration économique dans l’espace CEMAC.
« Le reversement des Taxes communautaires d’intégration demeure une obligation légale et non une option. Chaque franc non reversé est un service communautaire non rendu, une décision non mise en œuvre, une institution fragilisée dans sa capacité à servir nos populations », a déclaré Ludovic Ngatsé.
Le ministre a également appelé les gouvernements à accélérer la mise en place de mécanismes de reversement automatique au sein de leurs systèmes financiers nationaux afin de garantir la régularité des contributions.
L’HEURE DES RESULTATS APPROCHE
Au-delà des recommandations, cette session de Brazzaville marque un tournant. Les États membres sont désormais attendus sur des actions concrètes pour garantir la viabilité financière des institutions communautaires.
Le message envoyé par les ministres est sans ambiguïté : lors de la prochaine session ordinaire, les États seront jugés non sur leurs promesses, mais sur les résultats obtenus en matière de mobilisation et de reversement des ressources communautaires.
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