Les postes doivent revenir aux Congolais, tel est le message ferme du gouvernement via Rodrigue Charles Malanda-Samba, le ministre de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de la formation qualifiante aux employeurs du secteur privé.
Le gouvernement a haussé le ton sur la question de l’emploi des nationaux ou de la priorité nationale dans les recrutements dans le secteur privé.
Autour du ministre de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de la formation qualifiante, Rodrigue Charles Malanda-Samba, les chefs d’entreprise ont été appelés à respecter scrupuleusement les textes qui accordent la priorité aux compétences congolaises dans les recrutements. Objectif visé par le gouvernement, mettre fin au contournement des règles.
RAPPEL À L’ORDRE
Face aux représentants du secteur privé, des sociétés de sous-traitance, des prestataires de services et de plusieurs acteurs économiques, le ministre a rappelé que les dispositions du Code du travail et les textes régissant l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE) ne laissent aucune ambiguïté : lorsqu’une compétence congolaise existe et peut être mobilisée, le poste doit lui revenir en priorité.
« Il ne s’agit pas d’une nouvelle contrainte ni d’une mesure dirigée contre les entreprises. Nous rappelons simplement des dispositions qui existent déjà dans les textes de la République », a souligné Rodrigue Charles Malanda-Samba.
DES CONDITIONS STRICTES
Le membre du gouvernement a insisté sur le fait que le recrutement ou le renouvellement du contrat d’un travailleur étranger ne peut intervenir qu’après une vérification préalable de l’Agence congolaise pour l’emploi.
Cette procédure vise à s’assurer qu’aucune compétence congolaise disponible, qualifiée ou rapidement formable ne correspond au profil recherché par l’entreprise.
Le message est clair : le recours à la main-d’œuvre étrangère demeure possible, mais uniquement lorsque le marché national ne dispose pas des compétences requises.
L’ACPE AU CŒUR DU DISPOSITIF
Les échanges ont également permis de mettre en lumière le rôle stratégique de l’Agence congolaise pour l’emploi. Selon le ministre, l’ACPE doit devenir l’interlocuteur privilégié des entreprises dans leurs démarches de recrutement.
L’institution sera davantage mobilisée afin d’assurer pleinement sa mission d’intermédiation, de régulation et d’accompagnement des employeurs.
RASSURER LES INVESTISSEURS, PROTÉGER L’EMPLOI NATIONAL
Face aux préoccupations exprimées par certains opérateurs économiques, Rodrigue Charles Malanda-Samba a tenu à rassurer. Le gouvernement n’entend pas freiner les investissements ni compliquer les procédures de recrutement.
« Le Congo demeure une terre d’investissement et de coopération », a-t-il affirmé, tout en rappelant que le respect des lois nationales constitue une obligation pour tous les acteurs économiques.
Lorsque les compétences recherchées ne sont pas disponibles localement, les entreprises conserveront la possibilité de recruter à l’étranger dans le strict respect de la réglementation en vigueur.
LES TEXTES, RIEN D’AUTRE
À travers cette rencontre, les autorités ont voulu clarifier les modalités d’application de la circulaire gouvernementale et réaffirmer leur volonté de faire respecter les règles qui encadrent le marché de l’emploi.
Le gouvernement appelle ainsi à une responsabilité partagée entre l’État et le secteur privé afin d’accroître l’employabilité des Congolais et de renforcer leur présence dans les entreprises opérant sur le territoire national.
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