Cofondateur du Club 2002, Parti pour l’unité et la République (Club 2002-PUR), matricule 002 à côté du matricule 001 Guy César Wilfrid N’Guesso le président du conseil de surveillance ; Juste Désiré Mondélé est à la croisée de ses chemins politiques. Il bât les cartes de son destin, après le coup de tonnerre qu’il a créé en quittant le Club 2002 qu’il a servi ou qui l’a servi un quart de siècle durant.
C’est un départ élégant, salue un cadre du parti. Parce que, justifie-t-il, « Juste n’a cédé aux provocations, n’a manqué du respect au parti ou à son président, ne réagit aux les spéculations, aux sorties hasardeuses dont celle sans mandat d’un élu local, de Pointe-Noire qui ne sait rien du part et de ses hommes, de la complicité de ses acteurs, des connivences insoupçonnées entre le président Willy et le SG Juste ».
A l’heure du tumulte, l’ex-SG affiche une sérénité qui suscite davantage d’interrogations qu’elle apporte des réponses quant à son avenir politique après sa démission du poste de secrétaire général du Club 2002.
EFFORT, PERSEVERANCE, HUMILITE
Juste Désiré Mondélé entre en politique et s’illustre comme un homme humble mais battant. Respectueux mais véridique. Sincère mais sage. Qui ne brûle ni la courtoisie, ni le respect encore moins la politesse au gré de tempêtes de divorce, soit-il politique.
Des valeurs disent des proches, héritées ou acquises de ses géniteurs, dont son père biologique Jean Moundélé, son cursus scolaire, universitaire et académique, son éducation chrétienne et la sagesse bantoue.
Ceux qui l’observe disent, « Juste Désiré Mondélé ne sort pas d'une génération spontanée…Il a bravé avec courage, force et détermination les multiples épreuves qu'imposent le monde politique…Il doit son ascension à l'effort et la persévérance ».
Parallèlement, si ses liens avec le président du Club Guy César Wilfrind N’Guesso ont densifié attitudes intrinsèques, sa collaboration directe avec le président Denis Sassou N’Guesso en qualité de conseiller spécial chef du département politique aura été la plus grande école de la vie, au sens large qui a forgé sa personnalité publique. Elle lui aurait permis d’observer plus, d’écouter davantage, de comprendre au mieux les hommes et les circonstances, de savoir quitter les choses en toute responsabilité quand la dignité et le respect sont piétinés.
UN CALME QUI FAIT PEUR
A l’image de son mentor Denis Sassou N’Guesso qui a lancé « le calme c’est bon » alors qu’il était humilié, frustré exposé et traqué, malgré qu’il ait assumé « le mal à titre collectif et individuel », Juste Désiré Mondélé brille par un calme olympien qui inquiète, semble panique, fait perdre le sang-froid et prive le sommeil à ceux qui devraient se réjouir de son départ.
En effet, un observateur écrit, « l’histoire récente de la vie politique nationale nous renseigne que d'éminentes personnalités politiques ont démissionné de leurs partis sans pourtant susciter autant de passion. Cependant, la démission de Juste Désiré Mondélé du Club 2002-PUR a fait plus écho…continue de faire couler beaucoup d'encre et de salive. Le divorce entre le député de Ouenzé 1 et son ancien parti occupe la une de l'actualité…la polémique…ne faiblit…Les anciens compagnons…ne décolèrent pas en multipliant des attaques virulentes ».
A titre d’exemple, il relève, « la dernière en date est celle d'un élu local du Club 2002 PUR du département de Pointe-Noire…Ces récits alarmistes qui ne sont qu'une fuite en avant visent la manipulation de l'opinion…un aveu d'impuissance de la part de leurs auteurs ».
Il renchérit, « Juste Désiré Mondélé qui a œuvré sans relâche durant un quart de siècle pour hisser haut l'étendard du parti, a été hélas, victime d'une cabale. Ces détracteurs qui ne se cachent plus se consolent en déclarant que nul n'est indispensable, une manière de camoufler les querelles intestines qui ont poussé Juste Désiré Mondélé à quitter le parti. Ce cadre chevronné, réputé pour sa loyauté envers les institutions et ses dirigeants, n'a trahi personne…la loyauté ne se décrète pas, elle se mesure sur la base de la confiance et du respect mutuel ».
A LA CROISEE DES CHEMINS
La brebis muette qu’on a voulu conduire à l’abattoir et au cimetière politique semble imperturbable et affiche une indifférence sans égale face aux spéculations.
Si l’opinion dans sa majorité constate que certains s’obstinent en vain à présenter la victime du mercenariat politique qui s’est développé dans l’entourage immédiat du président du Club 2002 et dont les deux acteurs principaux sont bien connus au sein du parti, bien malin est celui qui sait, à ce stade, si Juste Désiré Mondélé va créer son parti à lui ou intégrer une formation politique déjà existante.
Le dilemme persiste et la question revient tant l’intéressé a dit au premier samedi dit du mois, que la citoyenneté surclasse la politique.
Cependant, à un an des élections législatives auxquelles il sera naturellement candidat à Ouenzé I où il est réélu à maintes reprises, étant donné que la loi n’autorise pas de candidater en individualité aux ces consultations, il est logique que l’une des deux options soit choisie par Juste Désiré Mondélé.
LIBERTE, PERSONNALITE
Il prend certes son temps de réflexion, de relaxation, mais aussi de consultation, sans être pressé, sans concurrencer personne. Mais, il se prononcera, un jour. La seule certitude est que ce « disciple de DSN », ministre de surcroit figure parmi les principales étoiles montantes de la scène politique nationale.
L’ex-pierre angulaire du Club 2002, considéré comme une pépite les cénacles politiques où siègent rien que les grands ferait l’objet de convoitises. D’aucuns l’auraient proposé de créer sa propre formation avant le congrès du Club afin qu’ils démissionnent eux aussi du Club pour le suivre. Il leur aurait dit, « ce n’est pas mon genre. Ce n’est pas mon éducation ».
D’autres le proposerait d’intégrer leurs formations lui garantissant des hautes fonctions internes, il aurait fait valoir sa liberté, sa personnalité, sa morale, ses valeurs, les leçons bien comprises de son mentorat.
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