Quand la critique cède la place à la rumeur, le débat public perd sa crédibilité, dit le sage. Il renchérit : la critique de l'action gouvernementale est légitime. Mais la liberté d'expression n’autorise pas à accuser sans preuves, à entretenir la confusion et à transformer les réseaux sociaux en tribunaux populaires.
Ces derniers temps, des mercenaires des réseaux sociaux, au mode opératoire connu et à la solde d'officines politiciennes bien identifiées, densifient leur harcèlement contre Jean Olessongo Ondaye, le ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation. Ils inventent des histoires. Ils fabriquent des choses qu’ils imputent à cet homme de valeur, travailleur silencieux, un commis de l’État parmi les rares qui rassurent les compatriotes dans un contexte où tout le monde se méfie de tout le monde, où l’homme public congolais est en crise de confiance avec le gouverné.
ACCUSATION GRAVE, SANS PREUVE
Ils affabulent un prétendu accident de circulation survenu en 2024, dans lequel l'enfant du ministre aurait été impliqué et aurait causé la mort d'un autre enfant, sans produire l'immatriculation du véhicule incriminé, sa carte grise, les identités des occupants ou encore les éléments d'une éventuelle enquête ayant établi les circonstances de ce drame allégué.
Et pourquoi une affaire qui aurait eu lieu en 2024 ressurgirait-elle seulement en 2026, année au cours de laquelle Jean Olessongo Ondaye devient ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation ? En quoi serait-il responsable d’un fait dont il n’est pas auteur ni complice au cas où le fait se serait produit ? Le temps écoulé ne suffit certes pas à invalider une accusation, mais il rend indispensable la production d'éléments précis, vérifiables et contradictoires.
Accuser est une chose. Démontrer en est une autre. Dans une société qui aspire à l'État de droit, la gravité d'une accusation devrait justement imposer davantage de rigueur à celui qui la formule.
BÊTE NOIRE, CIBLE D'UNE CAMPAGNE RÉCURRENTE
Commis de l'État jamais impliqué ou soupçonné dans un scandale, Jean Olessongo Ondaye est la bête noire et la cible d'une vague de harcèlement depuis son entrée au gouvernement. Le nouvel épisode n'est pas isolé. Il s'inscrit dans une succession de tentatives visant à ternir l'image du ministre, qui se radicalisent depuis les changements intervenus au sommet de l'administration sous sa tutelle.
Plus grave, ces réseaux, après les tentatives sans succès de sabotage et de manipulation des dossiers des passeports, multiplient les initiatives pour mettre en difficulté le nouveau responsable.
Loin d'être une simple coïncidence, ces faits relèvent d'une stratégie de communication destinée à fragiliser le ministre. Mais tout observateur avisé saurait qui se cache derrière ces harcèlements, à qui profite cette agitation médiatique et cette manipulation de l'opinion.
PASSEPORTS, UN PASSIF HÉRITÉ
Entre dans ce harcèlement la marche organisée par des jeunes Congolais pour réclamer la délivrance de leurs passeports. Là encore, Jean Olessongo Ondaye a été pris à partie, alors qu'il venait de prendre possession de ses nouvelles fonctions.
Le passif hérité se chiffrait à une dette estimée à 16 milliards de FCFA et quelque 50 000 demandeurs de passeports déjà enrôlés, mais dont les documents n'auraient pas encore été produits.
Plus troublant encore, certains manifestants brandissaient des récépissés datant de 2022.
Au-delà de la continuité de l'État, il paraît peu raisonnable d'imputer à un ministre nouvellement installé l'ensemble des difficultés accumulées avant sa prise de fonctions. Réclamer un passeport est un droit légitime. Exiger des explications de l'administration est tout aussi légitime. Mais la recherche de solutions, dont certaines ont été trouvées en moins de cent jours, doit primer sur la désignation systématique d'un responsable, sans examen préalable de l'origine des dysfonctionnements.
MAKOTIMPOKO, LE RIDICULE
L'incident de Makotimpoko, qui relève de la compétence des Forces armées congolaises (FAC), en raison de son contexte sécuritaire et de l'intervention présumée de troupes extérieures sur le territoire national, est pourtant un autre point de friction.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, les pêcheurs en eaux troubles veulent systématiquement faire porter la responsabilité de cet épisode au ministre de l'Intérieur. La police et la gendarmerie seraient-elles intervenues dans les mêmes circonstances que les forces armées ? Pire, les responsabilités institutionnelles ont-elles été clairement établies avant que le nom du ministre Olessongo Ondaye ne soit associé à cet incident ?
La question de la compétence des institutions et de la chaîne de responsabilité mérite une clarification officielle, loin des raccourcis et des accusations hâtives.
CRITIQUE OUI, DIFFAMATION, NON
Aucun membre du gouvernement ne saurait être au-dessus de la critique. Le ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, comme tout responsable public, doit pouvoir rendre compte de sa gestion, répondre aux préoccupations des citoyens et assumer les responsabilités qui lui incombent.
Mais la critique exige des faits. La dénonciation exige des preuves. Et le débat public exige un minimum de responsabilité.
Jean Olessongo Ondaye ne doit pas devenir le réceptacle de toutes les frustrations, de tous les dysfonctionnements et de toutes les polémiques. On ne devrait pas systématiquement rechercher sa responsabilité, même lorsque les faits invoqués relèvent d'autres périodes ou d'autres institutions.
Ceux qui prétendent détenir des informations compromettantes devraient avoir le courage de les documenter et de les soumettre aux instances compétentes. Quant à ceux qui relaient ces accusations en profitant de la couverture de leur pays de résidence, ils devraient mesurer les conséquences de leurs publications sur les personnes mises en cause et sur la qualité du débat démocratique.
LE SILENCE, LA VRAIE RÉPONSE
Car, au fond, la véritable question n'est pas de savoir si Jean Olessongo Ondaye est ou non à l'abri des critiques, mais de savoir pourquoi certains semblent préférer le soupçon à la démonstration, l'insinuation à la preuve et la polémique à la confrontation des faits.
Dans une République, la vérité ne se décrète pas sur les réseaux sociaux. Elle s'établit par des faits, des documents et des procédures. Le drame dans cette affaire est que l'homme reste stoïque, concentré sur le travail et les missions qui lui sont assignées, sans se préoccuper du bavardage inutile. En fait, Jean Olessongo Ondaye oppose le silence à ses détracteurs. Et c'est cela qui les énerve.
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